Comment financer votre court métrage ?

LOGO_thumb.jpg

Les sources de financement et les aides pour la diffusion et la promotion du court métrage.

Les recettes d’un court métrage sont quasi inexistantes, le financement d’un film court, après sa réalisation, n’est souvent pas possible. L’économie du court métrage survit grâce aux aides logistiques et financières attribuées par subventions. Les conditions d’accès sont strictes et sont souvent réservés aux projets portés par des sociétés de production agréées par le CNC, qui est le seul organisme gouvernemental a délivré un visa d’exploitation.

 

Financements nationaux.

Le Centre National du Cinéma et l’image animée

Le CNC est le principal organisme a subventionné les courts métrages. En 2008, 473 courts métrages ont obtenus un visa d’exploitation et ont été subventionnés à 54,8% par le CNC (soit 10, 091 M€). En 2009, les courts métrages subventionnés étaient au nombre de 533. Au total le CNC a versé 10029600€ (soit 53,4 % du financement).

Plusieurs aides sont attribuées par le CNC :

· Aide automatique à la diffusion de court métrage : une allocation est versée aux entreprises qui proposent un programme de diffusion en salle en première partie d’un long métrage. Le montant alloué ne peut être inférieur à 7 600 et supérieur à 76 000 €. Lors d’un programme de diffusion de plus de 60% de courts métrages, les exploitants et les producteurs peuvent se voir attribuer par le CNC un soutien financier. Un agrément de diffusion doit être demandé au CNC avant le programme d’exploitation en salle.

· Aide automatique à la production de films de court métrage :Les producteurs de longs métrages titulaires d’un compte de soutien financier ouvert à leur nom peuvent investir les sommes inscrites dans ce compte dans un court métrage et permettre à la société de production de recevoir un soutien financier majoré de 25%.

· Aide à la promotion et à la vente à l’étranger :Une aide peut être apportée aux producteurs et aux distributeurs à la hauteur de 50% des frais hors taxe engendrés pour la promotion et la diffusion à l’étranger (doublage et sous-titrage en version étrangère, achat d’espace publicitaire pour la promotion dans la presse spécialisée, reformatage au format international, bande de démonstration…). Pour recevoir cette allocation, les bénéficiaires ont l’obligation de réaliser le court métrage en France et de ne pas avoir obtenue une aide de la Communauté Européenne pour le doublage, le sous titrage ou la distribution.

· Aide au programme d’entreprise de production de films de court métrage: Les sociétés de productions soutenant les courts métrages peuvent se voir attribuer une aide après le passage annuel des dossiers auprès de la commission des contributions financières, composée de professionnels du cinéma. Les entreprises de productions doivent prouver leurs expériences et leurs soutiens aux courts métrages (respect du droit du travail, sélection de courts produits et prix remis aux festivals, travail accompli pour la diffusion des courts produits…) La subvention attribuée est déterminé par la commission après la présentation d’un dossier complémentaire comprenant le budget détaillé du film, le plan de financement et le scénario.

· Aide avant réalisation :Une demande d’aide peut être déposée au CNC, avant le tournage du film, par l’auteur réalisateur ou conjointement avec le producteur. Le comité de lecture du CNC sélectionne une vingtaine de projets sur 190 candidatures. En moyenne, environ 5 projets seront subventionnés selon le budget prévisionnel du projet entre 30 000 et 120 000€. En 2009, le CNC a accordé 3168000€ de contributions financières.

· Aide sélective à l’édition vidéo :Après le passage en commission la Présidente du CNC peut attribuée une aide pour l’édition vidéo, à condition que l’entreprise soit établie en France et que les contrats de travail soient enregistrés au RPCA.

· Aide sélective après réalisation aux films de court métrage :La commission des prix de qualité aux films de court métrage peut décerner un prix pour récompenser la qualité artistique aux films qui n’ont pas reçus de subvention à l’état de projet. Quarante films maximum sont récompensés par année. Le prix de qualité est partagé entre l’auteur-réalisateur et le producteur. Dans le cadre d’une association, le prix est entièrement versé au réalisateur. Le CNC a versé, en 2009, un montant de 380 000€.

· Aide aux nouvelles technologies en production :Une commission se réunit 3 à 4 fois par an, et délivre une subvention pour les films justifiant leurs dépenses dans les nouvelles technologies numériques. En 2008, 12 films ont reçus, en moyenne, 19 000€, soit au total 228 000€. Le montant de l’aide en 2009 correspond à 380 500€.

· Bourse des festivals :Dans le cadre d’un festival programmant des courts métrages, un producteur de long métrage peut engager une somme entre 7600 et 10 000€, qui sera remis au court métrage sélectionné par le jury du festival. Cette somme est majorée de 50% par le CNC.

Le Ministère de la Jeunesse et des Sports – Bourse défi jeune

Le ministère soutient tous jeune candidat français ou ressortissant de l’Union Européenne, âgé de 18 à 30 ans, pour leur première production audiovisuelle. L’aide à la promotion et à la diffusion varie entre 2000 à 8500€, à condition que le projet se déroule en France.

Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques) – Bourse de la 1ère œuvre)

Tous les ans, une vingtaine de projets sur 400 dossiers sont soutenus par le GREC pour toute première œuvre originale n’excédant pas 15 minutes. Seuls les auteurs réalisateurs peuvent être bénéficiaires d’une aide d’un montant maximum de 17 000€. La seule condition repose sur un nouveau genre artistique s’éloignant du schéma narratif.

PROCIREP (Société de producteurs de cinéma et de télévision) – Aide à la production

Une aide est octroyée aux sociétés de production qui présentent au moins deux courts métrages. Une commission cinéma se réunit 4 fois par an. Le montant varie entre 3000 et 15 000€. En 2007, 37 sociétés de productions ont été soutenues pour un montant total de 223 500€ soit 6000€ en moyenne par société. En 2009, les sociétés Procirep, Adami, SACD ont contribuées au financement de court à la hauteur de 650000 € (soit 3,5 % du financement total)

UNIFRANCE

Cet organisme s’occupe de promouvoir les longs métrages et les courts métrages à l’étranger. Unifrance offre une grande visibilité des films français sur les festivals internationaux, et rédige en ligne un tableau économique des exportations et des diffusions du cinéma français. Malheureusement, les données économiques pour le court métrage sont inexistantes.

 

Financements des collectivités territoriales

Depuis 2006, une convention a été établit, entre l’État, les régions et le CNC, pour soutenir la production de court métrage. Le dispositif 1€ du CNC pour 2€ de la collectivité a permis une augmentation des aides de la collectivité pour le court métrage. Ce soutien s’adresse soit aux sociétés de production ou aux associations de productions audiovisuelles de la région concernées, soit aux sociétés extérieures, à la condition que le tournage se fasse dans la région.

Selon les sources du CNC, en 2008, les collectivités régionales (régions, départements, municipalités) ont versés 3,800 M€ (soit 20,7 % du financement des courts métrages). En 2009, la somme versée pour la réalisation de court métrage était de 4,200 M€ (soit 22,3 %).

 

Financements Européens

Pour soutenir la création audiovisuelle et la découverte de nouveaux talents en Europe, le marché du court de Clermont-Ferrand, MEDIA et le CNC ont lancé en 2009 un forum européen de coproduction de courts métrages s’intitulant Euro Connection. Plusieurs pays d’Europe ont signés un accord de coproduction avec la France regroupant l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas. Les accords de coproduction entre les pays dépendent des caractéristiques linguistiques et des affinités culturelles entre les pays.

 

Financements des acteurs privés

· Les chaines télévisées

En 2009, les Chaînes hertziennes et satellites ont versées 3 592 000 € pour financer les courts métrages (soit 19,1 % du financement total). Elles restent les principales acheteuses de films courts. Généralement, elles fonctionnent par pré-achat au stade de scénario ou se déplacent sur les festivals pour acheter le produit fini. Le festival de référence international est celui de Clermont-Ferrand (le marché du film court), les responsables éditoriaux chargés de la programmation de courts à la télévision s’y déplacent pour découvrir de nouveaux talents et acheter des courts. Les dépenses allouées pour ces programmes varient selon les chaines. Canal +, premier partenaire du festival de Clermont-Ferrand, dès 1984, a consacré un budget de 992 000€ en 2007. ARTE, pour son émission Court-circuit, a dépensée 733 000€ euros. France2, pour histoire courte a versée 775 000€ euros et France3, pour libre court, a payée 610 000€. D’autres chaines sur le câble planifient la diffusion de courts comme Orange, TPS STAR, CINÉ CLUB ou encore 13èmeRUE. UNIFRANCE délivre, sur son site, un catalogue des acheteurs dans le monde, le prix à la minute varie entre 20 et 2000€. Le tarif dépend souvent du stade d’achat, les chaînes achètent plus chers la minute en pré-achat que pour un produit fini.

· Les réalisateurs de longs métrages

Certains réalisateurs s’investissent dans le secteur du court pour la liberté du ton artistique et la découverte de jeunes réalisateurs. Ces cas sont rares, le parcours traditionnel passant par le CNC et les collectivités territoriales restent le plus probable pour mettre à terme un projet.

· Les opérations individuelles et le presque-mécénat

Tout les initiatives sont bonnes pour trouver un financement, aussi récemment, on a pu voir une équipe, qui prévoit de tourner en Serbie avec Emir Kusturica, se mettre nue dans une vidéo sur Internet pour récupérer les dons des internautes. Plusieurs internautes et entreprises ont joués le jeu, et l’équipe du court métrage de Alice aux pays s’émerveille a récoltée 23 000€. 7000€ de la part des entreprises et 16 000€ des internautes. Une personne a même payée un forfait de 1500€ pour pouvoir assister au tournage en Serbie.

Articles complémentaires

Un commentaire

  1. Barrey (1 comments) dit :

    qui peut m’aider pour un court métrage que j’aimerai réaliser
    merci beaucoup de me répondre par mail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.