Comment Wikileaks se procure les documents secrets d’Etat

It's time to open the archives - wikileaks

Jusqu’à l’année dernière, les membres anonymes de Wikileaks ont publié des milliers de documents étatiques secrets, dont des câbles diplomatiques protégés par les systèmes de sécurité les plus performants. Pour ces Robins des bois de l’information, pas besoin de faire sauter les verrous, l’organisation étant avant tout participative. En comptant sur des « fuites » opérées par des fonctionnaires et des employés,  le site met à disposition de tout à chacun une « une boite noire » sur le web où des personnes en toute confidentialité postent leur contenu.Justice in your hands now - Wikileaks

www.wikileaks.fr

Le secret de Wikileaks, c’est la protection des sources. Le site s’étend dans plus de quatre pays du  monde. Ses hébergeurs cryptent, décryptent et recryptent chaque document en le renvoyant d’un pays à un autre. Leur traçabilité est ainsi définitivement perdue. Personne ne connait l’origine de ces documents. A chaque étape, les bénévoles de Wikileaks vérifient plusieurs fois leur authenticité avant de les mettre en ligne.

Le soldat B. Manning reste l’exception de cette organisation associative. Il est à l’origine des 92000 documents de l’armée américaine publiés. La vidéo des civils tués en Iraq par les soldats américains a fait le tour du monde et réveillé l’opinion publique.  B. Manning a été repéré alors qu’il envoyait des fichiers. Il n’a pris aucune précaution depuis son poste. Sa mise en accusation et son passage en Cour Martiale sont fixés à la date du 23 février prochain. Il risque la prison à perpétuité.

Wikileaks annonce qu’il ne peut plus publier sur son site depuis plus d’une année faute de moyens. Cette organisation internationale a un coût et se rémunère grâce aux dons. Ceux-ci seraient abondant si les systèmes de paiement Amazon, Mastercard, Visa et PayPal n’avaient pas coupé l’accès sur le site.

Julian Assange est la bête noire d’Hillary Clinton qui le souhaiterait définitivement entre quatre murs. Mais, sur les bons conseils du Président Obama, la secrétaire d’état a dû se résigner. Par ailleurs, lors de dernière conférence organisée au siège parisien de l’UNESCO en date du 16 février 2012, Wikileaks n’apparaissait pas comme un ennemi pour les gouvernements : il était même le garant de la sauvegarde des peuples.

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