Interview exclusive : François Staal, l’irrespect et le blues !

François Stall - L'irrespect

Dans la musique, il y a des noms qu’on n’oublie pas et d’autres qui s’oublient très vite. François Staal est l’un des grands messieurs de la scène française dont les mélodies laisseront forcément une trace indélébile.

L’intégralité de son nouvel album L’Irrespect est une cinglante suite de tressaillements, un vrai plaisir mélancolique. Parce qu’il est profondément blues, parce qu’il est littéraire et enivrant, parce qu’il détient la magie d’un album réalisé sur des valeurs sûres, humanistes et poétiques : du Baudelaire, du Gainsbourg et du Staal, surtout du Staal.

C’est sûr, comme il s’est plu à le révéler dans cette interview, François Staal est bel et bien en “résonance” avec le monde qui l’entoure.

Pour ses fans et pour ceux qui vont le devenir, voici l’interview de François Staal qui nous partage, avec une grande générosité, sa conception de la musique, du blues et son cheminement en tant qu’artiste.

François StaalL’irrespect, c’est un peu un voyage initiatique, non ?

Oui, bien sûr ! Et aussi non…

L’irrespect c’est un album qui parle de moi, de nous tous…

J’essaye toujours d’être en résonance avec notre époque, ou plutôt avec ce que je crois ressentir de notre époque. Être un peu un «capteur» d’émotions, un récepteur de sentiments, un vibreur de ressentis et j’essaye même de projeter, d’être un peu devin car à l’écoute de ce qui me semble être des tendances du maintenant. C’est un peu de l’impressionnisme, je laisse aussi une grosse part d’inconscient ou «d’écriture automatique» au sens des surréalistes. C’est à ce prix que j’arrive, je crois, à une justesse de mes expressions, une vérité introspective, qui du coup me permet d’être plus universel, car singulier.


Parles-nous de l’univers de l’album, qu’est-ce qui t’as amené à choisir ce thème dramatique et poétique ?

L’Irrespect (L’ire / respect : La colère du respect) !

L’irrespect finalement pose la question, qui me semble très actuelle : «Que doit-on respecter» ? Au nom du respect, ne nous «trompes t-on pas ?»

Cet album en particulier, me semble t-il, aborde et parle un peu plus particulièrement des hommes (au sens masculin) et de leurs nouveaux rôles dans les rapports amoureux, leurs rôles et positionnements face aux attentes souvent antagonistes de nos rencontres (notamment dans «Mon Elvire»). J’ai eu envie de ça !

Bien sûr «Je me suis crashé» rejoint le parcours initiatique, j’y parle très clairement (Pour mon style, le très clairement, peut faire sourire, j’en ai bien conscience…) de mon enfance et mon adolescence qui fut douloureuse, notamment la découverte de ma «mélancolie» et le fait de savoir que je devrais vivre toute ma vie avec ça, ce «lourd nuage noir» (Cf. Dylan  knocking on heavens door), qui ne me quittera que lorsqu’il n’y aura plus un seul être humain en souffrance et opprimé sur cette terre (Sic !)… Et donc et là, oui, l’initiatique encore : apprendre à essayer de me construire avec ce handicap terrible, apprendre à m’accrocher à la vie avec ce fardeau (Et encore maintenant). Mais depuis j’ai «rencontré» Camus … et tant d’artistes qui expriment ce même sentiment, je ne me sens plus seul ! ;-)

Révolution, mon texte peut être le plus en phase avec notre époque et un peu divinatoire ? … On verra …


Quel est ton cheminement dans la musique, qu’est-ce qui compte vraiment à tes yeux ?

La sincérité …

La vérité (Enfin celle que l’on croit discerner, celle qu’on croit tenir, car se connait-on soi-même ? Alors la vérité existe-t-elle ?). Ou la tentative de vérité pour être plus précis : une forme de transe qui du coup s’exporte aux autres… un truc un peu chamaniste… un truc qui transcende… qui nous sort du réel… mais s’approche de nos vrais questionnement. Je crois que c’est ce qui m’intéresse, ce que je recherche. Et donc « unir » des gens le temps d’un concert, d’un voyage, être en passage, en résonance, trouver des alter égo et partager avec eux, histoire de ne plus se sentir seul et de se comprendre. Et sûrement aussi, convertir un peu à l’humanisme, aux idées humanistes.

Et puis le plaisir aussi, hyper important le plaisir, les plaisirs ! La musique peut procurer beaucoup de plaisir !

J’ai écrit toute sorte de musique du symphonique au rock en passant par plein de genre et il n’y a pas pour moi de genre meilleur que d’autre, il y a des artistes qui cherchent plus la sincérité, voilà tout ! Et moi j’aime tout ce qui est « bon » !


Avec une belle et riche carrière comme la tienne : musique pour le cinéma, musique pour la télévision, musique pour tes fans et belles scènes parisiennes, qu’est-ce qui pourrait te surprendre dans ton expression artistique ?

J’y reviens encore… la mise en exergue de ma singularité, mes différences, mes faiblesses, mes folies mais le tout utilisé, maîtrisé, un peu comme un cheval fougueux qui accepterait de me transporter pour petit un tour de manège… en musique !


Si tu devais donner ta propre définition du blues français, ce serait quoi ?

Pour moi le blues c’est un état d’esprit. Tout ceux qui savent le ressentir, sont blues, ça ne s’explique pas.

Peut-être y-a t-il quelque chose de l’ordre de la souffrance transcendée qui doit obligatoirement être dans le blues, dans le travail et l’expression de l’artiste (Cf. l’esclavagisme, les champs de coton, les trains, les vagabonds …)

Je vous laisse donc faire le choix tout seul concernant les artistes Français. Ce n’est pas si dur ! ;-)


L’irrespect, on pourra bientôt l’apprécier sur scène ?

Yes !

  • Le 20 avril : je tourne des sessions live qui seront disponibles très vite sur le net.
  • Le 29 Avril : mini show case (Presse et Fête) au bar Romain (Cf. L’Olympia) / Bonus réservé aux détenteurs de places pour mon Olympia, entrée sur présentation du billet, dans la limite des places disponibles, il y en a très peu … C’est très intime !
  • D’ici le 05 Septembre, mini tournée en France dates à préciser à suivre sur Bandsintown ou mon site officiel.
  • Le 03 Septembre à Rochefort (Complet).
  • Et le 05 Septembre à L’Olympia (Dont je suis « coup de cœur » 2014) et qui marquera le début de la tournée officielle.


Qui t’accompagnera ?

Mon équipe actuelle (qui aussi fait partie des enregistrements de l’album) :

  • Arthur Dussaux – Guitare Lead chœurs!
  • Paul Dussaux – Claviers pianos!
  • Mattéo Casati – Basse!
  • Clément Caillierez – Batterie
  • Sophie Gourdin – Harmonica percus chœurs!
  • Et … Moi-même ! ;-)


Un petit mot libre pour la fin ?

Déjà, un gros merci pour votre soutien … C’est tellement important …

Et longue vie à «Mediamateur» !

Sinon, il y a une belle équipe qui se monte autour de mon projet et j’espère que «L’irrespect» va nous permettre de rencontrer plein de gens, de vivre plein de magiques partages, que certains d’entre vous auront vraiment envie de venir nous écouter interpréter ces chansons sur scène…

J’espère qu’on va partager ces espoirs et ces voyages avec pleins de gens, pour la transe, pour le partage, pour le plaisir et les émotions.

Et, bien sûr, venez, on vous attend tous à l’Olympia, le 05 Septembre 2014 !!!

Et même certains fous pourront acheter l’album dès le 28 Avril sur mon site officiel, dans les points de vente dans toute la France et sur les plateformes numériques.

Alors, à très vite ?


L’irrespect en vente dès le 21 avril. Pour les fans, l’album est disponible en prévente sur le site officiel de François Staal. Et Mediamateur vous le recommande vivement !

Vidéo : Extrait de l’album L’irrespect « Je retiens ton écho »

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