La maltraitance dans les élevages de lapins

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L’association Éthique & Animaux – L214 diffuse sur son site des images de barbarie animale, prises en caméra cachée, dans un élevage de lapin du Morbihan dont l’adresse n’est pas mentionnée. Une pétition lancée sur le site changer.org demande sa fermeture immédiate.

Jusqu’à ce jour 141 milles signatures ont été réunies. Des contrôles sanitaires ont suivi,  mais les services vétérinaires de DDP du Morbihan ont déclaré l’élevage “globalement conforme à la réglementation.“ Change.Org,  L214 – Éthique & Animaux , Forum :https://www.change.org/fr/pétitions/m-le-préfet-du-morbihan-stop-à-l-horreur-dans-un-élevage-de-lapins

Le cas de cet éleveur n’est pas isolé et reste même la norme en France. Quelques recherches sur internet suffisent pour se rendre compte de l’ampleur du massacre.

Le lapin français glapit de toutes ses forces sa détresse mais les autorités sanitaires du pays ne les entendent pas. Et pour cause, ses éleveurs lui ont parfois coupé les cordes vocales. Cloîtrés à plus de 6 dans une seule cage, chaque lapin destiné à la consommation et l’équarrissage a, en tout et pour tout, l’équivalent d’une feuille A4 comme espace vitale au sol. C’est la norme du pays. L’espérance de vie d’un lapin d’élevage est en moyenne de 67 jours, mais les conditions de soin ou de transport ne permettent qu’à 30% d’entre eux d’atteindre l’âge adulte. Ces chiffres proviennent des associations internationales de lutte contre la détresse animale et peuvent être remis en cause. Les éleveurs de lapins industriels refusent d’ouvrir leurs portes et l’Etat est aussi très circonspect.

Notre santé est en jeu. Le lapin d’élevage industriel semble avoir besoin de beaucoup d’antibiotiques. D’après l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire, plus de 10% des antibiotiques utilisés dans l’élevage français le sont dans les élevages de lapins, soit 7 fois plus que pour les porcs et 32 fois plus que pour les volailles. Les éleveurs  industriels les rendent sensibles au moindre virus. Il suffit d’un seul individu infecté pour décimer toute une colonie. C’est pourquoi les éleveurs utilisent des antibiotiques. Seulement ces pratiques ont des effets pervers sur notre santé.

« Nous avons beaucoup trop utilisé d’antibiotiques entre les années 1960 et 1990 avec le développement des élevages intensifs » , dit le Président de l’ordre national des vétérinaires. Selon le projet de loi, l’antibiorésistance serait la cause de 25 000 décès par an en Europe. »

Les enfants vous le diront. Les lapins ont besoin d’un minimum d’espace pour se mouvoir, d’une alimentation adaptée, d’un minimum de contact social avec ses congères et d’un sol adéquate. Comme on le voit sur de nombreuses photos, les cuniculteurs (éleveurs de lapin) industriels maximisent les rendements en récupérant par exemple les défections à travers des grilles que constituent le sol de la cage des lapins, mais celles-ci leurs sont totalement inadaptées et leurs rentrent entre les griffes ou meurtrissent les petits lapereaux quand ils viennent au monde, jusqu’à les tuer.

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Savez-vous que la France est un des pays qui maltraite le plus les lapins ?

La France est aussi le plus important exportateur de lapins juste après la Chine. Ce qui n’alerte toujours pas outre mesure les autorités, malgré le retrait de leurs enseignes de plusieurs supermarchés suisses, allemands ou belges, des lapins français élevés en cage.

D’autres types d’élevages sont-ils compatibles avec le commerce ?

Des conditions d’élevage décentes pour les lapins ont été relevées par exemple  par la CAFT ( Coalition to Abolish the Fur Trade ) au Danemark.

Un élevage de lapins au Danemark

A la pointe du Finistère, en France, deux ingénieurs agronomes cuniculteurs ont eux aussi réussi, depuis plus de 10 ans, à concevoir un élevage sans antibiotique et dans des conditions de vie acceptables pour ces rongeurs

 “Mais si aujourd’hui elle a atteint son objectif de « 0 antibiotiques » elle n’est pas opposée à leur utilisation. Jusqu’à présent, ses techniques, qu’elles soient liées à l’hygiène, aux conditions de vie des animaux ou à la nutrition, lui permettent simplement de s’en passer.”

“Aujourd’hui Anne Yvonne Colin regrette cependant que les 12 000 à 13 000 lapins produits annuellement ne soient pas mieux valorisés : ils sont en effet vendus aux abattoirs locaux et ne sont pas identifiés par le consommateur.”

L’élevage raisonné cunicole est donc susceptible d’être rentable pour le commerce. Aujourd’hui, il ne représente que 1% du marché en France. Les consommateurs sont prêts à suivre, et même à payer un peu plus cher, le prix de l’animal à condition qu’une traçabilité du produit puisse être identifiable et fiable sur les étalages. Une volonté politique doit aussi encourager des fonds d’investissement pour les éleveurs désirant modifier leurs structures et garantir la transparence de leurs conditions d’élevage.

Jusqu’à présent on constate d’avantage un manque de volonté politique et l’impuissance des autorités sanitaires. Des éleveurs cuniculteurs sont d’une barbarie jamais égalée. La santé des consommateurs en dépend. La réglementation dans ce domaine doit évoluer. La France est très en retard dans ce domaine.

Référence sites :

Revue de presse complète :

 

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