Le passage du cinéma argentique au numérique peut profiter aux productions indépendantes

 

Le cinéma a vécu son passage au numérique sans que le spectateur s’en aperçoive. Dans la salle de projection, on entend de moins en moins la bobine tourner. Rien de très grave. On quitte le charme du celluloïd pour rentrer dans l’ère plus froide du numérique. Le vrai problème concerne les petites salles de cinéma qui ne peuvent pas suivre dans l’investissement. Un projecteur numérique coûte horriblement cher et il faut le remplacer tous les 5 à 10 ans. Le cinéma se trouve confiné de plus en plus dans les salles multiplexes dirigées par les seuls distributeurs importants. C’est à dire : UCG, Pathé et Gaumont.

Pojection d’un film à taux zéro.

   Le cinéma indépendant tient sa chance dans ce passage au numérique car il dispose de très peu d’argent pour produire ses films et il doit pouvoir rencontrer son public cependant. Bon nombre de réalisateurs, de comédiens et de techniciens veulent exister pour un public sans être contraints de présenter des scénarios à la commission du CNC ou aux distributeurs des chaines de télévision pour obtenir des financements. Personne n’est dupe du réseau de « copinage » qu’il est indispensable de se créer avant de faire son film. Il faut souvent attendre 40 ans avant de débuter comme réalisateur au cinéma. Pour des jeunes ayant commencé à 20 ans en travaillant pour des productions, attendre 20 années supplémentaires tue la créativité. Le cinéma vieillit comme la population, dans son coin. Le système d’exploitation étatique a tué les capacités créatives de bon nombre de cinéastes. Dans les années 70, il y avait beaucoup plus de jeunes réalisateurs indépendants qu’aujourd’hui. Comment Jim Jarmusch, Scorsese ou même Pialat ont-ils débuté ? En projetant leurs films dans des salles d’art et d’essai.

   Le numérique ouvre de nouvelles perspectives pour le renouveau du cinéma indépendant. Si un film comme « Donoma » a pu être projeté au Grand REX à Paris avec une Play Station grâce à une promotion internet renforcée, c’est qu’un nouveau circuit de distribution peut se créer. Bien sûr, on ne parle pas de millions d’entrées, mais il faut admettre que le film ne s’est pas fait avec des millions d’euros non plus ! Donc un nouveau modèle économique existe pour faire un film et révéler des nouveaux talents. Nul doute que de nombreux jeunes réalisateurs vont se lancer dans l’aventure.

Projecteur Barcoprojecteur BARCO.DLP cinéma

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