Le patrimoine cinématographique français en danger

Une photo de Soeur LutèceLa profession s’inquiète de l’avenir cinématographique français. Le laboratoire LTC, acteur majeur depuis 1935 et filiale du groupe Quinta Industries détenu par Tarak Ben Ammar, est en liquidation judiciaire. Au total 114 salariés sur la paille.

Cette fermeture a de graves conséquences pour tout le secteur, d’autant plus que le studio Duran Duboi, autre filiale du groupe, n’a toujours pas trouvé un repreneur et risque d’arrêter son activité le 4 janvier 2012.

Bien plus grave encore, c’est le groupe entier Quinta Industries qui s’effondre puisqu’une autre filiale Scanlab est en redressement.

La profession s’inquiète de la conservation du patrimoine français (80 ans de pellicules) et du sort de ces employés, privés de leur passionnant gagne pain.

De nombreux films ne sont pas sortis, dont “La mécanique du coeur” tiré du livre de Mathieu Malzieu (le chanteur de Dionysos), un conte magnifique suivi d’un concert-spectacle tout aussi captivant dont je vous parlerais bientôt.

l’ARP (Auteurs, réalisateurs, producteurs) reproche aux pouvoirs publics ne pas avoir su accompagner la mutation numérique de ces entreprises. La plupart ont souffert de la chute de l’activité photochimique.

Encore une très malheureuse preuve du retard et du manque d’adaptation irritante de la France dans le passage au numérique. Fou furieux

Revue de web : l’Humanité, Les Echos et Libération.

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2 commentaires

  1. Les Clefs du Midi (1 comments) dit :

    Une grande perte pour le cinéma français… Mais bon tant qu’il y a de l’espoir. Où en est la procédure?

  2. Nabel (11 comments) dit :

    je crois que Technicolor a repris une partie de Quinta Industries

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