Où diffuser un court métrage ?

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La diffusion des courts métrages

A la fin des années 50, les salles de cinéma n’étaient plus obligées de diffuser un court en première partie d’un long métrage. A l’époque, un ou deux courts métrages suffisaient pour se faire connaitre, mais les années fastes sont révolues. Aujourd’hui, la diffusion reste le principal souci des courts, même si un marché existe avec les chaînes de télévision, elles se désengagent peu à peu, et la programmation des courts est diffusée tard dans la nuit.

Quant aux salles de cinéma, obnubilées par la rentabilité économique, elles ne diffusent presque plus de courts en avant partie, sauf lors des périodes de festivals. MK2 est quasiment le seul distributeur à soutenir les courts, se détachant des autres, par des programmations d’arts et d’essais. Pourtant, la volonté des créateurs de soutenir l’innovation permet aux courts de trouver un large espace de diffusion, grâce aux festivals et tout nouvellement sur la toile Internet. Malgré tous les tracas, La France est l’un des pays de l’Union Européenne les plus actifs dans ce secteur, par exemple en Allemagne, ARTE est la seule chaîne a diffuser des courts.


Les festivals

Au total, 329 festivals diffusent des courts métrages en France. Le festival de Clermont-Ferrand est le premier rendez-vous mondial dédié au court. Devenu incontournable pour les professionnels, ce festival est en deuxième place des manifestations cinématographiques, après le festival de Cannes. C’est en 1981 qu’il prend naissance grâce à un groupe d’étudiants du Cercle Cinématographique de Clermont-Ferrand (C.C.U.C) qui organise des semaines de diffusion et décide de fonder une association, réputée aujourd’hui dans le soutien des films court sauve qui peut le court métrage, ils mettront tout en œuvre pour faire de ces quelques semaines un véritable festival et reçoivent le soutien des collectivités et du ministère de culture.

Au cours des années, ce rendez-vous attire de plus en plus de monde. En 1989, le festival compte 28 000 spectateurs, en 1995, 100 000 personnes viennent assister aux festivités, pour enregistrer, en 2009, 137 000 personnes et plus de 2800 professionnels. Ce rendez-vous incontournable a permis, l’an dernier, l’achat de 4000 films parmi un catalogue fournissant 6000 films. 22 pays étaient représentés, dont des nouveaux arrivants comme la Pologne, l’Argentine et le Brésil. L’association sauve qui peut le court métragecontinue à soutenir le film court et planifie des diffusions avant des longs métrages, ainsi que l’organisation de programme, tout au long de l’année, au niveau régional et national.

Le festival de Brest devient, d’année en année, le deuxième grand rendez-vous pour le court métrage et enregistre, en 2009, 47 000 entrées. Plusieurs prix sont décernés par des associations, des salles de cinéma, le Conseil Régional du Finistère, mais encore, des laboratoires comme FUJIFILM ou KODAK. Le montant des prix varie, selon les donateurs, entre 750 et 4000€, les dotations peuvent être une aide technique (pellicule, matériel caméra, éclairage) pouvant être cumulées jusqu’à 16 800€ pour un court métrage.


La TV

La télévision est bien la principale acheteuse de films courts, cependant, elle n’échappe à loi de la rentabilité du marché. Les télévisions sont pourtant bien présentes sur le festival de Clermont-Ferrand mais le bilan reste négatif et peu de films sont achetés.

Autre point noir, les horaires de diffusion sont tardifs. L’émission d’ARTE Court-circuit est au alentour de minuit, Histoire courte de France 2 commence à 00h10, Libre-court de France3 démarre à 1h50. Pourtant, ARTE diffuse environ 700 films de 1 à 15 minutes par an qui représentent 5 heures par semaines. A Londres une nouvelle chaine ShortsTV, est la première en Europe à être entièrement dédiée au court. La responsable éditoriale a acheté plus de 100 films au festival de Clermont-Ferrand.


Le RADI (Réseau Alternatif de Diffusion) et les salles de cinéma

Cette association a pour vocation de promouvoir et de diffuser les courts métrages. Le RADI propose un catalogue de films aux salles adhérentes, par une cotisation annuelle d’environ 1130€. Celles-ci choisissent les films qu’elles veulent diffuser. Le RADI comptent à peu près 250 salles et 290 écrans. Ce sont essentiellement des salles classées Art et Essai comme l’une d’elles citées plus haut, le MK2.

Les salles de cinéma ne sont plus obligées de diffuser des courts en première partie, et à part le réseau rallié au RADI, il est devenu très rare de voir des courts dans les autres salles qui préfèrent diffuser des produits à rentabilité évidente. La recette d’exploitation en salles (Agence du court métrage) correspond à 321 000 € (soit 1,7 % du financement total)


Le Web, la VOD et les DVD

Internet devient un nouveau réseau de diffusion pour le court. Cependant, il est parfois dur de faire le tri. Sur Dailymotion ou Youtube, les vidéos amateurs se mêlent à celles des professionnels, et la qualité de l’image et le son est plutôt médiocre. D’autres sites se réservent exclusivement à la diffusion et à la promotion de courts professionnels. Ils permettent de visionner, de répertorier, et pour certains d’entre eux, ils font des appels à candidature pour écrire des scénarios.

La VOD permet de diffuser et de télécharger les films courts comme sur les sites www.artevod.com ou www.vodmania.com pour un tarif de 1 à 1,60€ par film. Le court s’empare aussi du marché de l’édition en DVD, ainsi DVD Pocket revendique 50% à 60% de part de marché, uniquement grâce à la distribution de courts métrages.

Voici une liste non-exhaustive pour visionner des courts métrages incluant les sites du web, de la TV et de la presse :

6nema
Cinedoc
Bref magazine
Arte tv
Histoires courtes – France2
Libre court-France3
Repérages
Shorts Tv
Shortfilmdepot
Le court
Withoutabox
Agencecm
Courtmetrage.
Communauté de Communes de Partenay
Avidz
Les lutins
Triptikfilms
AssociationTNT
Battlefilms
Eview1
LesFilmistesAssociés
HorsChamps
Luciole prod
Mastoc ! Studio
Neomuet
The work of MIKL

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3 commentaires

  1. Yann (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Je suis coprésident d’une association gérant une salle de cinéma et nous aimerions diffusé des court métrage en avant programme, mais plus de 1500€ pas an pour RADI c’est énorme. Si vous avez un court métrage que vous voulez diffusé et avoir une rétribution modeste, mais existante j’essaye de monter un service en m’assotiant avec d autres salle pour diffuser des court métrages et rétribuer les ayant droit tout en les faisant connaitre. Si vous avez un court métrage à diffuser, contactez-moi et s’il y a assez de court métrage pour une programmation je négocierais avec des cinémas pour augmenter les diffusions.

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